/// LA MACHINE N'EST PAS LA SEULE CHOSE QUI PEUT VOUS BLESSER.
Les blessures graves sur un site minier ne viennent pas seulement de l'opération des engins. Elles viennent de tout ce qui les entoure : la montée vers une cabine à trois mètres du sol, les charges arrimées pour le transport à travers le site, la manutention manuelle qui remplit chaque quart d'entretien. Répétés chaque jour, dans la poussière, la boue et le froid, jusqu'à ce que le corps cède. La plupart de ces gestes sont réglementés. Tous sont évitables.
MONTER SUR UN CAMION-BENNE, C'EST UNE ASCENSION DE PLUSIEURS MÈTRES, RÉPÉTÉE DES DIZAINES DE FOIS PAR QUART.
Les chutes lors de la montée et de la descente des engins mobiles comptent parmi les blessures les plus graves du secteur minier. Opérateurs et mécaniciens montent sur les camions-bennes, les bulldozers et les chargeuses plusieurs fois par jour, souvent sur des marches usées et un appui précaire. La réglementation exige le maintien des 3 points d'appui, et pour cause. Mais cette règle ne tient que si l'accès le permet.
ARRIMER DES ÉQUIPEMENTS ET DES CHARGES SURDIMENSIONNÉES À LA MAIN EST LENT ET ÉPROUVANT POUR LE CORPS.
Pièces, fournitures et machinerie circulent sur le site minier et jusqu'à la route sur des plateformes et des fardiers. Lancer des sangles à la main par-dessus des charges hautes et lourdes est l'une des principales causes de blessures aux épaules dans le travail d'arrimage. Et chaque minute passée à se battre avec une sangle est une minute où l'équipement n'avance pas.
LES PETITES TÂCHES N'ONT PAS L'AIR DE BLESSURES. À LA LONGUE, ELLES S'ADDITIONNENT COMME TELLES.
Enrouler des sangles, accrocher et traîner de l'équipement, dégager plateformes et passerelles : la manutention courante qui remplit chaque quart d'entretien semble anodine. C'est pourtant l'accumulation de gestes répétés et inconfortables qui use le corps et allonge discrètement chaque intervention. Le bon outil transforme chacune de ces tâches en quelques secondes, plutôt qu'en effort.





